Jeudi 29 novembre 2007
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Deux fois par an, c'est le même bazar: faut-il avancer sa montre d'une heure, ou la reculer d'une heure? Et à quelle heure de la nuit?
Généralement, on trouve assez vite la réponse. Mais pour les trains? c'est ce que me demande Thomas: "Comment font les trains pour s'adapter au changement d'horaire? S'arrêtent-ils? Ou
ralentissent-ils? Ou bien aucun des deux?"
De mauvais plaisantins ont coutume de dire que le jour où l’on retarde sa montre d’une heure, c’est le jour où les trains arrivent à
l’heure. C’est un peu facile, et pas très gentil pour la SNCF. Ce jour-là, tous les trains arrivent en avance -en tout cas, tous ceux qui partent avant 3
heures du matin (c’est à ce moment précis que l’heure change, normalement). Exemple: Un train qui partirait à 0h20 et effectuerait un trajet
de 3h27 arriverait à 2h47 du matin. Et un train qui partirait à 2h56 du matin et effectuerait un trajet de 44 minutes arriverait même avant d’être parti! Et ce,
quelle que soit la vitesse à laquelle vole une mouche dans un train.
En réalité, et au risque de te décevoir, Thomas, il ne se passe rien de spécial. En effet, cette
nuit-là, les trains pourraient s’arrêter une heure en cours de route afin d’arriver à l’horaire habituel le matin. Oui, mais que se passerait-il le jour où l’on avance sa montre d’une heure? Il
faudrait que tous les trains roulent beaucoup plus vite afin de rattraper l’heure perdue. Ce qu’ils ne font pas, bien évidemment.
Donc, que ce soit le jour où on passe à l’heure d’été ou celui où l’on passe à l’heure d’hiver, les trains continuent leur petit
train-train comme si de rien n’était. C’est au passager de s’adapter, en songeant qu’il arrivera avec une heure de décalage par rapport à l’horaire habituel.
Mais il y a peu de trains qui circulent à l’heure où l’heure change. Et tout le monde dort, donc peu importe.
Il existe toutefois quelques cas particuliers. Le train fantôme, d’abord, qui a la faculté de s’affranchir des horaires en apparaissant
n’importe où n’importe quand. Il y a aussi le train d’enfer, un engin spécial qui parvient à rattraper l’heure perdue afin de permettre de prendre les
correspondances avec les train normaux. Le train de mesures (gouvernementales notamment), lui, est généralement en retard de plusieurs mois, donc il se fout complètement du décalage
horaire.
Sur ce, Ray Ponsatoo s’en va calmer son arrière-train qui met les gaz pour démarrer à toute vapeur. Amis de la poésie,
bonsoir!
Lundi 26 novembre 2007
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20:47
Décidément Ray Ponsatoo a du mal à tenir le rythme! Tout juste un post par semaine... Bon cette fois il a une excuse, il était en vacances une
semaine. Pour vous faire patienter un peu, une fois n'est pas coutume, l'omniscient farfelu a accepté de se livrer un peu. Caco l'a en effet
sollicité afin qu’il réponde à un questionnaire du genre portrait chinois. Comme il se fait un devoir de répondre à toutes les questions, Ray Ponsatoo a accompli sa tâche, en s’efforçant de
donner des réponses qui correspondent au mieux à sa personnalité virtuelle.
Si Ray Ponsatoo était un fruit, il serait le fruit défendu, celui de la curiosité. Car la curiosité amène à la connaissance.
Si Ray Ponsatoo était un légume, il serait un oignon. Pour éviter qu’on lui dise «c’est pas tes oignons» lorsqu’il est trop curieux.
Si Ray Ponsatoo était un plat, il serait de résistance. Assez copieux, mais diététique et le plus naturel possible. Et vraisemblablement avec du poisson.
Si Ray Ponsatoo était un dessert, il serait trop vite mangé.
Si Ray Ponsatoo était une boisson, ce serait de l’hydromel, la liqueur des dieux.
***
Si Ray Ponsatoo était un accessoire, il serait une paire de lunettes. De soleil, éventuellement.
Si Ray Ponsatoo était une paire de chaussures, il serait une paire de chaussures de randonnée, pour découvrir le monde et la nature.
Si Ray Ponsatoo était un créateur de mode, il serait celui qui revient aux tissus naturels, et l’ennemi de Karl Lagerfeld et Paco Rabanne (je les aime pas, ces deux-là!).
Si Ray Ponsatoo était un mannequin, il serait gauche.
Si Ray Ponsatoo était une égérie, il serait celle de Karl Lagerfeld et de Paco Rabanne, pour essayer de les améliorer un peu.
Si Ray Ponsatoo était un vêtement, il serait quelconque car Ray Ponsatoo se fiche des apparences.
Si Ray Ponsatoo était une matière, il serait du velours.
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Si Ray Ponsatoo était une couleur, il serait bleu. Sur tous les tons.
Si Ray Ponsatoo était un maquillage (décidément il est très féminin ce questionnaire), il serait discret. Très discret.
Si Ray Ponsatoo était un parfum, il serait celui qui émane des vieux livres reliés à l’ancienne et poussiéreux que l’on n’ouvre presque jamais.
Si Ray Ponsatoo était un soin, il serait un baume au cœur.
Si Ray Ponsatoo était une marque, il serait une marque du commerce équitable.
Si Ray Ponsatoo était une innovation, il serait une invention écologique.
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Si Ray Ponsatoo était un film, il serait documentaire, forcément! Et un film existant, pourquoi pas «Eternal sunshine of the spotless mind» ?
Si Ray Ponsatoo était une série, il serait sans fin. Ou alors Dr. House.
Si Ray Ponsatoo était un livre… il l’est déjà, en quelque sorte! Bon, ce serait l’Encyclopédie la plus complète (et rigolote) du monde.
Si Ray Ponsatoo était un chanteur, il serait la réincarnation de Jeff Buckley.
Si Ray Ponsatoo était une chanteuse, il essaierait de faire des chansons avec des paroles pas idiotes.
Si Ray Ponsatoo était un style de musique, il serait universaliste. C’est-à-dire qu’il essaierait de mêler harmonieusement musique classique, folklores du monde entier, jazz, rock et chanson.
Si Ray Ponsatoo était une chanson, il serait sans doute trop moraliste. Et une chanson existante, ce pourrait être «Mourir pour des idées» de Brassens
Si Ray Ponsatoo était un dicton: Un homme averti en vaut deux.
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Si Ray Ponsatoo était un pays, ce serait le pays d’une civilisation antique disparue, un pays où la sagesse serait de mise.
Si Ray Ponsatoo était une ville, ce serait Babel.
Si Ray Ponsatoo était une île, ce serait l’île de Pâques, unique et mystique.
Si Ray Ponsatoo était une saison, ce serait la saison des amours. Par pur intérêt scientifique, bien sûr!
Si Ray Ponsatoo était un paysage, ce serait la Terre vue depuis la Lune. Ou à l’inverse, le ciel étoilé vu depuis le plancher des vaches.
Dimanche 18 novembre 2007
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Je m'étais jusque-là refusé à faire la moindre publicité sur ce blog (ce qui me conduit à écrire Caca-Cola ou N'est-ce quick, par exemple), mais
cette fois-ci Ray Ponsatoo a dû céder. Parce que c'est son ami, son frère, son créateur qui le lui a demandé. Dans ces conditions...
Donc, je vous annonce que si vous comptez aller au Chili pour vos vacances, il y a du côté de
Valparaiso un jeune guide français anglophone, hispanophone et (un peu) germanophone qui propose des visites guidées de Valparaiso, Vina del Mar, de la côte et de la région. Pour en savoir plus,
allez donc faire un tour sur cette page. Et si vous passez par ces services, promis, il vous dévoilera
tout sur Ray Ponsatoo!
Mardi 13 novembre 2007
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02:32
Ray Ponsatoo s'attaque aujourd'hui à une question de Benoît: "que deviennent les
textes publiés sur Internet?"
C’est vrai que c’est magique. On écrit un texte sur son ordinateur, on le publie sur Internet, et même après en avoir effacé toute trace de la mémoire de
l’ordinateur, comme par miracle, le texte est toujours là, en ligne.
Les textes écrits sur Internet vont se stocker sur le serveur qui les hébergent. C’est-à-dire qu’ils sont enregistrés sur les disques durs de très grande capacité
d’ordinateurs basés pour la plupart dans la Silicon Valley. Le contenu de ces ordinateurs de stockage est disponible de façon intemporelle via Internet. Par exemple, ce texte, hébergé
par Over-blog, a été stocké dans la mémoire d’un ordinateur situé je ne sais où sur le globe. Il n’existe plus dans mon ordinateur personnel, mais il est bel et bien présent sur le serveur
d’Over-Blog.
Et ensuite, une fois stockés sur un serveur, que deviennent ces textes? La majorité sont lus, parfois par une ou deux personnes, parfois par des millions. Certains ne le sont jamais. Internet est
comme un gigantesque château labyrinthique, où quelques pièces cachées ne sont presque jamais (déc)ouvertes.
Parmi tous ces parchemins numériques, certains sont modifiés, d’autres sont supprimés (par leur auteur, ou faute d’activité du site), les plus osés sont parfois censurés. Et là, ils sont
définitivement effacés, car cela permet de gagner de l’espace sur le serveur (tout comme les bouts de photos numériques
coupés au recadrage). Il faut se le dire: nous sommes entrés dans une ère où les écrits ne restent pas toujours…
Sur ce, Ray Ponsatoo s’en va explorer les passages les plus secrets du web, comme le cimetière des idées perdues. Il
espère bien ne pas se perdre et revenir un jour parmi vous. Inch’Allah!
Lundi 5 novembre 2007
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Et si le Teflon est un anti-adhérant, comment on le fait adhérer à la poêle? Hein?? Judicieuse question que celle de Sam! Voilà ce qu'on appelle une colle, et ce n'est pas pour déplaire à Ray Ponsatoo!
Tout d'abord un peu d'histoire, parce que celle du Teflon vaut le coup d'être
contée. Le fameux anti-adhérent a été découvert accidentellement en 1938, par un employé de Dupont de Nemours avait oublié un récipient contenant du fréon
dans un congélateur. Le fréon s'est alors transformé en poudre compacte blanche. Le polytétrafluoroéthylène (à vos souhaits!), qui sera plus tard rebaptisé Teflon, était né.
Isolant électrique, résistant à de haute températures, le polytétrafluoroéthylène est
aussi une matière qui se mélange très peu aux autres molécules. C'est pour cela que rien n'y adhère. Et c'est pour cela qu'il a fallu attendre 1956 pour que l'on trouve
un moyen de le coller à la poêle. Presque accidentellement, à nouveau!
Marc Grégoire est pêcheur, mais aussi ingénieur à l'Office national d'études et de recherches aéronautiques, chargé de la recherche sur le Teflon en France. Il a un jour l'idée d'enduire les anneaux de sa canne à pêche du fameux produit, afin de diminuer les frottements avec le fil. L'essai est probant. Il revient à la maison aussi fier que s'il
avait attrapé un espadon, et parle de son invention à Madame. Avec tout le bon sens de la ménagère de moins de 50 ans, elle lui réplique que ce serait surtout pour ses poêles qu'il y aurait
besoin d'anti-adhésif.
Ni une ni deux, avec son ami chimiste Louis Hartman, Marc Grégoire se met au travail. Ils achètent une poêle en aluminium et lui font subir un traitement chimique créant des micro-bosses et
des anfractuosités permettant aux molécules de polytétrafluoéthylène de s'accrocher. Le tour est joué! La fameuse molécule incollable a mordu à
l'hameçon!
Les procédés de fabrication sont brevetés (comme le caca-cola) mais il y a quelques pistes: une des possibilités serait
que, d'abord, on sable le fond de la poêle afin de le rendre rugueux. Ensuite, on enduit la surface d'un apprêt spécial. Finalement, on applique le Teflon
sur l'apprêt. Même si ses molécules ne se combinent pas chimiquement au métal, il est tout de même possible de le faire adhérer mécaniquement, c'est-à-dire en faisant en sorte qu'il s'introduise
et s'agrippe dans les petites fentes et crevasses à la surface de la poêle, créées par le sable.
Une autre hypothèse: On dépose des polymères en plusieurs couches sur le métal. On commence par un polymère qui
adhère bien au métal et qui ressemble vaguement au Teflon. La seconde couche est un autre polymère qui adhère au polymère de la couche précédente, mais qui ressemble plus au Teflon. On fait ces
applications jusqu'à ce que l'on applique le Teflon.
On vent aujourd'hui plus de 30 millions de produits estampillés Teflon par an dans le monde. C'est tellement pratique! Un bémol toutefois: l’Agence
pour la protection de l’environnement américaine (EPA) a conclu dans une étude de 2005 que le Teflon serait cancérigène, non biodégradable et présent dans le
sang de 90% des utilisateurs. Néanmoins, il semblerait que seuls des oiseaux en cage aient été mortellement intoxiqués.
Ce qui amène Ray Ponsatoo à la conclusion suivante: si vous utilisez du Teflon ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux. Ou faites les revenir à la vie à la poêle. Sur ce, il s'en va se faire cuire
un œuf. Sur une pierrade, c'est plus sain!